|
La communauté de communes de Sainte-Maure est traversée par la grande route qui relie le nord de l’Europe à l’Espagne, en passant par Paris, Tours, Poitiers, Bordeaux et Bayonne. Parmi les quatre routes dites aujourd’hui « routes historiques », celle-ci fut la plus fréquentée car elle est sans reliefs difficiles, même pour franchir les Pyrénées. Plusieurs récits de voyageurs des XVe ou XVIe siècle mentionnent leur passage par la région. Parmi eux, le baron tchèque Léon de Rozmital est impressionné par sa visite au sanctuaire de Sainte-Catherine de Fierbois. En outre, l’histoire garde le souvenir de quelques pèlerins de la région partis pour Compostelle : dès 1120 c’est une femme, Pétronille qui « voulant aller à Saint-Jacques », fait un don à l’abbaye de Noyers. En 1354, Jean I Le Meingre, seigneur de Comacre à Sainte-Catherine-de-Fierbois, prisonnier en Angleterre, obtint du roi, pour lui et douze chevaliers, l’autorisation de partir à Compostelle. En 1415, son fils, Jean II eut le même projet (il devait emmener 100 cavaliers et tout un équipement très important) mais, lui aussi prisonnier en Angleterre, n’eut jamais l’autorisation d’en repartir.  En Touraine comme partout, un vocable Saint-Jacques n’a jamais balisé un chemin de Compostelle. Il témoigne d’une dévotion à l’apôtre saint Jacques, qui ne fut jamais Galicien mais Galiléen. On compte ainsi, à Sainte-Catherine-de-Fierbois, une chapelle fondée en 1408 « en l’honneur de saint Jacques » et, à Villeperdue, la seule église paroissiale Saint-Jacques du département. L’église de Sainte-Maure a abrité, jusqu’au XVIIe siècle, une chapelle Saint-Jacques dont il serait intéressant de retrouver l’emplacement. Tous ces éléments sont propres à intéresser les quelques 500 pèlerins annuels qui passent par là, piétons ou cyclistes. Sources : Denise Péricard Méa, www.parou-saint-jacques.info Plus d'informations : www.amis-st-jacques-tours.org
|